Accueil Expat Lab Le baromètre BAROMETRE DE L'EXPATRIATION RESULTATS ENQUETE N°2 : CONJOINTS EXPATRIES : QUELLE EST LEUR PLACE ?
02 mars 2021

Résultats Enquête n°2 : Quelle place pour le conjoint expatrié, à l’ère du Covid ?

Un équilibre fragile et menacé .... L’équilibre du conjoint expatrié joue un rôle crucial dans le succès d’une expatriation. Or le Covid complique leur intégration, qui était déjà naturellement difficile. 

Focus sur cette 2ème enquête du baromètre de l'expatriation. Menée en mars 2021 par Expat Communication et ses partenaires, cette enquête nous a permis de rassembler  plus de 600 réponses de conjoints expatriés, répartis dans 94 pays et représentant 37 nationalités. 

Une perception de l’expatriation différente

« Je n’ai pas signé pour ça », témoignage d'un conjoint expatrié.

Un équilibre bancal qui repose généralement sur la compensation des sacrifices (consentis pour partir en expatriation) par un plus grand épanouissement personnel et familial. Parmi ces sacrifices : une carrière chahutée et un relatif éloignement familial. Du côté des bénéfices attendus : la découverte, les voyages, une vie sociale et associative intense, une réinvention professionnelle.

Le Covid avec ses confinements, travels ban et home schooling a profondément bouleversé ce compromis. Ce constat issu d’une étude approfondie des résultats, est partagé dans toutes les tranches d’âge interrogées.
Néanmoins, l’expatriation n’est nullement remise en cause. L’attrait de la vie à l'étranger, de l’aventure et des bénéfices tirés d’une expatriation demeurent. Mais les candidats au départ vont regarder de plus près la destination et les conditions proposées.

Une intégration difficile

Pour 75% des sondés, l’intégration en 2021 est difficile voire très difficile. Rien de très surprenant quand on sait que dans les structures facilitant l’intégration, l’école arrive en première position. Avec la pandémie actuelle et les nombreuses fermetures d’école dans le monde entier, il est plus difficile pour les expatriés de s’intégrer

Cette tendance se confirme, même pour les plus aguerris à l’expatriation. Sans enfant, ce n’est pas l’école qui facilite l’intégration, mais les associations, les activités bénévoles, le réseau professionnel. Tout cela marche au ralenti quand ce n’est pas à l’arrêt. 

Un équilibre bouleversé

Quand on demande aux conjoints s’ils ont trouvé leur place, 37% répondent par l’affirmative. 
Mais qu’en est-il alors des 63% restants ? Ces derniers sont partagés en deux catégories.

  • 51% s’adaptent, font au mieux, parce qu’ils savent que cela sera provisoire.
  • Et 12% déclarent ne pas du tout avoir trouvé un équilibre satisfaisant en expatriation.

Un signal d’alerte ! Une proportion dans laquelle se retrouvent toutes les catégories d’âge, de durée d’expatriation et de destination.

Les conjoints expatriés les plus expérimentés expriment un sentiment d’usure. Les restrictions en place rendent plus pesants l’éloignement des enfants, de la famille et le célibat géographique. Pourquoi consentir à ces sacrifices ?
Les plus jeunes expatriés reconnaissent une déception face à ce qu’ils vivent. Ils n’avaient pas signé pour cela. 
Pas plus que les jeunes parents, bridés dans leurs propres activités par le poids du home schooling.

La poursuite d’une carrière professionnelle : une volonté 

85% des conjoints expatriés travaillaient avant le départ. S’expatrier pour découvrir un autre pays, ne signifie pas arrêter de travailler.

  • Si 17% font une pause volontaire ; 83% des conjoints cherchent à retrouver une activité.

Mission difficile, qui nécessite des ajustements sur le type d’emploi, le rythme de travail et une rémunération souvent plus faible qu’avant le départ. 
Pour les aider dans cette mission, ils sont 57% à estimer qu’un accompagnement professionnel serait important.
Résilient et adaptable sont donc des adjectifs qui s’appliquent parfaitement aux expatriés et plus particulièrement aux conjoints. Se réinventer à chaque expatriation, faire face en temps de crise et garder son équilibre et celui de sa famille relève de l’équilibrisme. 
En cette période de crise, la préparation et l’accompagnement pour permettre de continuer à avancer sereinement deviennent essentiels afin que l’expatriation constitue encore une expérience épanouissante

Les résultats détaillés de cette enquête sont réservés au membre du Board du baromètre de l’expatriation.

Les membres du board 

Si vous souhaitez rejoindre le board du Baromètre de l'expatriation 2021 pour avoir accès à l'intégralité des analyses contactez-nous. Et pour en savoir plus sur le baromètre de l'expatriation, suivez ce lien. 

Together, we care for international talents

Sabine Garnier-Posez

Après des études et une carrière professionnelle en économie et expertise comptable, Sabine s'expatrie en famille, d'abord au Maroc, Brésil, Allemagne et est aujourd'hui à Dubaï aux Emirats-Arabes Unis. Sabine a rejoint Expat Communication comme Chef de Projet du Baromètre de l’Expatriation.

 

 

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