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29 avril 2021

Résultats enquête n°4 : Le retour d'expatriation


« Quand vous partez en expatriation, on vous porte vos valises. Au retour, vous êtes devenu un paquet dont on se sait que faire. »


On oublie trop souvent que le retour d’expatriation est une étape à part entière du processus d’expatriation. Et encore davantage en période de Covid. C’est ce que démontre cette quatrième enquête du baromètre de l’expatriation 2021. En voici quelques éléments-clés.

Souvent considérée comme plus difficile que le départ vers l’inconnu, la phase du retour n’est cependant pas toujours bien anticipée ni préparée. En 2020, de nombreux retours se sont fait dans la précipitation à la suite des fermetures de frontières et restrictions de voyage. Ces travels bans persistent toujours et à l’heure des grands chassés croisés des expatriés, Expat Lab fait le point sur la question du retour d’expatriation.

Les retours sont-ils plus nombreux du fait de la pandémie ? Est-ce plus facile de partir que de revenir ? A quoi faut-il s’attendre et faut-il se préparer en amont ?

Assiste-t-on à un boom des retours ?

Quand en 2020, un grand nombre de personnes se sont retrouvées bloquées à la suite des fermetures des frontières pour limiter la propagation du virus, le choc a été brutal pour tous. Un contrat implicite sous-tend l’expatriation «pouvoir rentrer quand on veut ». Lorsque « le manque devient difficile à gérer, l’expatriation est remise en question».

Les résultats sont sans appel : les expatriés sont 42% à souhaiter rentrer plus tôt « j’ai 3 enfants étudiants en France que je n’ai pas vu depuis 18 mois ». 12% n’envisagent le retour que d’une partie de la famille « les enfants sont en e-learning 9 mois sur 10 ici ». Ce célibat géographique n’est pas souhaité mais imposé par un contexte extérieur. « La crise du coronavirus a été une épreuve en plus qu’il a fallu surmonter en plus du retour avec un mari toujours pas rentré et à l’autre bout du monde ».

Le retour de l’ensemble de la famille est également soumis à la situation professionnelle « retour désiré mais impossible sans perdre mon travail ».

Est-ce plus difficile de rentrer en 2021 ?

Même si 70% d’entre eux ont choisi ce retour, les expatriés considèrent aussi qu’il est imposé par la situation. « Nous sommes rentrés en 2 mois, cela a été vertigineux». D’autres n’ont pas eu le temps de s’y préparer « Retour de Shanghai en février 2020 à cause du Covid sans savoir que je ne pourrais jamais y retourner. Frontières fermées même aux résidents, bloquée en France alors que mon mari était resté sur place pour travailler. Il n'a pu me rejoindre en France qu'en août 2020. 6 mois séparés involontairement».

Le retour est déjà une étape difficile de l’expatriation. Ce sentiment est encore plus fort en 2021.

Ils sont 59% à estimer qu’il est plus facile de partir que de revenir. Et 22% pensent que les deux sont au même niveau. Ils savent que des difficultés les attendent au retour pour 67% d’entre eux.

Alors, à quoi s’attendre et faut-il se préparer ?

Oui répondent-ils à 91%. Un retour est une transition qui se prépare à l’avance. Et 71% estiment qu’il serait préférable de se faire accompagner dans cette phase de la mobilité internationale. « Au départ, on vous porte vos valises, au retour, vous êtes un problème dont on ne sait que faire ».

Quelles sont les principales difficultés rencontrées en général et en temps de pandémie ?

La vie sociale est difficile, voire très difficile pour 54% d’entre eux. Entre les confinements successifs, les restrictions en vigueur, il est difficile de renouer avec une vie sociale permettant de s’intégrer au retour. La complexité des démarches administratives est un motif de difficulté également pour 56% d’entre eux.

Quant à ceux qui recherchent un emploi, le parcours est « pire qu’il ne l’imaginait » et difficile voire très difficile pour 63% d’entre eux. Entre profil atypique, le sentiment que l’expatriation n’est pas valorisée pour 37% et la recherche d’emploi tendue, l’intégration professionnelle est mal vécue. A cela s’ajoute le sentiment d’isolement et de solitude de ceux qui ne se sentent plus en «phase» dans l’organisation du travail de leur pays d’origine pour 43% d’entre eux.

Heureusement certains aspects sont plus faciles à vivre : le cadre de vie (75%), la vie familiale (69%) et la scolarité des enfants (60%).

  • " L’unique intérêt du retour pour nous est d’avoir retrouvé la famille. Même si on rentre chez soi c’est une nouvelle expatriation il faut tout recommencer..."
  • " On est un étranger chez soi c’est plus difficile je trouve ".
  • " On m’avait tellement parlé de la difficulté de rentrer que j’ai fait un énorme travail les mois avant notre retour pour tout anticiper ".

Le retour est comparé à une nouvelle expatriation et on se sent fréquemment « étranger » chez soi Une différence majeure cependant : perdre le sentiment d’une « appartenance à une communauté d’expatriés ou Français de l’étranger ». Sujet qui constituera le thème de la prochaine enquête du baromètre de l’expatriation au mois de juillet : Racines et identité quand on vit à l’étranger.

Pour l’instant, merci de participer à l’enquête mensuelle n°5 : « Qu’apprend-on en expatriation ? ».

Ces éléments constituent un bref résumé des données partagées avec le board de notre baromètre.

Pour aller au-delà de ce constat et travailler sur des solutions concrètes pour faciliter le retour de vos collaborateurs et de leur famille, contactez-nous.

 

 

Les membres du board du baromètre 2021 

Together, we care for international talents

Sabine Garnier-Posez

Après des études et une carrière professionnelle en économie et expertise comptable, Sabine s'expatrie en famille, d'abord au Maroc, Brésil, Allemagne et est aujourd'hui à Dubaï aux Emirats-Arabes Unis. Sabine a rejoint Expat Communication comme Chef de Projet du Baromètre de l’Expatriation.

 

 

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